Bordeaux

: une belle classique aux idées larges
C’est une ville à deux faces. Côté pile, Bordeaux évoque Montaigne, Montesquieu et Mauriac, surnommé les « Trois M ». Cité d’allure ultra classique, ses hôtels particuliers, Bordeaux renvoie une image de ville paisible, tranquille, calme. Or, derrière les façades en pierre de taille, côté face, donc, se cache une cité ouverte sur le monde : Bordeaux est avant tout un port, à l’écoute des autres. Le quartier Saint-Michel, cosmopolite par essence, mélange les gens et les genres. Plus au Sud, Sainte-Croix accueille les Beaux-Arts, le Théâtre national, le conservatoire, les scènes alternatives. La jeunesse vibre, s’amuse. Une dynamique qui s’étend désormais jusque sur les quais, réhabilités. Et le quartier des Chartrons est entré dans la danse : ancien temple du négoce, aujourd’hui on chine rue Notre-Dame, on se balade jusque sur le port de plaisance, entre bassins à flot, bistrots, restos et espaces dédiés à la culture, dont la base sous-marine métamorphosée en lieu d’expositions. Le vin reste l’une de ses cartes de visite les plus emblématiques. Mais la ville s’ouvre à de nouveaux horizons. Elle attire,séduit, par son art de vivre, son ouverture sur la culture, sa proximité de l’océan, Arcachon n’est qu’à une heure de route. « Prenez Versailles et mêlez-y Anvers, vous avez Bordeaux », disait Victor Hugo. Ville aux deux visages, Bordeaux est à la fois sage comme une image et pétillante, sémillante, bref vivante.

Vivre à Bordeaux

Avec 810 000 habitants, Bordeaux est la 7ème agglomération française. C’est aussi le 1er vignoble AOC de France, avec 117 500 hectares. Au total, la Gironde compte 10 000 châteaux viticoles et 126 kilomètres de plages.

Les appels d'urgence

Urgences médicales / Samu
15
Police
17
Sapeurs pompiers
18
Urgences sociales /SOS sans abri
115
GDF dépannage (gaz de ville) :
0 800 47 33 33
Centre anti poison
05 56 96 40 80
Urgences chirurgicales adultes Pellegrin
05 57 82 04 00
Urgences ophtalmologiques
05 56 79 56 79
SOS Vétérinaire
05 56 02 02 69
SOS Médecins
05 56 44 74 74



Les Institutions



Santé

Hôpitaux de Bordeaux
05 56 79 56 79

Numéros Utiles

Allo mairie proximité (propreté, encombrants,…)
05 56 10 33 33
Fourrière automobile
05 56 99 93 13
Fourrière animale/SPA
05 56 34 18 43
Interflora
08 99 23 50 99
Allo Ciné
08 99 23 50 94
Météo France
08 99 71 02 99

Se déplacer à Bordeaux

Ne pas avoir de voiture à Bordeaux, n’est pas un handicap. D’abord, parce que l’on circule facilement à pied, le centre-ville étant relativement ramassé. Ensuite, parce que les transports en commun sont extrêmement bien développés. Pas moins de 65 lignes de bus desservent l’agglomération bordelaise. Et les 13 principales circulent tous les jours jusqu’à minuit et les jeudi et samedi jusqu’à 1 heure du matin. Quant au tramway, ses lignes A, B et C sillonnent la ville du Nord au Sud et d’Est en Ouest. Ajoutons à cela une navette électrique, en circulation du lundi au samedi, au rythme d’une navette tous les quarts d’heure. Celle-ci traverse le centre historique de Bordeaux et les arrêts se font à la demande : du sur mesure pour découvrir le cœur de ville. Originalité bordelaise : le « car-à-pattes » . Il s’agit d’un mode de déplacement gratuit et à pied, qui permet à un petit groupe d’enfants de se rendre de leur domicile jusqu’à leur école, en toute sécurité grâce à la présence de parents d’un même quartier, qui se relaient chaque jour. Des arrêts et des horaires de rendez-vous sont matérialisés tout le long du parcours emprunté : une sorte de ligne de bus, mais à pied. Côté deux roues, Bordeaux et son port sont pourvus de 550 kilomètres de pistes cyclables. Pour les emprunter, on peut louer un VCub, vélo en libre-service dans l’une des 139 stations réparties entre Bordeaux et sa communauté urbaine. Une façon efficace d’éviter les embouteillages aux heures de pointe et de circuler facilement dans le Vieux-Bordeaux. Rappelons que le TGV relie Paris en 3 heures, à raison de 25 liaisons quotidiennes, Toulouse en 2 heures, Lille en 5 heures ou encore Lyon en 6 heures. Enfin, l’aéroport de Bordeaux-Mérignac, se situe à 15 kilomètres à l’Ouest du centre-ville : la navette Jet’Bus permet de s’y rendre, notamment au départ de la gare Saint-Jean.

Liens utiles
Allo VCub
09.69.39.03.03
car à pattes (Réseau mille pattes)
06 61 06 28 10

Découvrir Bordeaux

Musique, théâtre, art contemporain… ils rythment la vie culturelle et nocturne bordelaise. Ainsi dans le Triangle, formé par les cours de l’Intendance, Clémenceau et les allées de Tourny, l’Opéra , de renommée internationale, fait salle comble. Installé dans le Grand Théâtre, il compte quelque 200 musiciens, chanteurs et danseurs. Dans le quartier Mériadeck, proche du musée des Beaux-Arts, on s’encanaille. Une soirée peut débuter par un vernissage à l’Espace 29 , qui regroupe une quarantaine d’artistes et autant d’ateliers. Puis, se poursuivre au Dick Turpin’s , un pub où pop et rock passent en boucle, voire au Fiacre, 42 rue de Cheverus, où des concerts sont régulièrement organisés pour 3 à 5 euros l’entrée. Salle mythique à Bordeaux (plus au sud de la ville) : le Rock-school Barbey met à l’honneur le rock par le biais de la scène musicale locale et internationale. Plus insolite : le Café Pompier , place Pierre-Renaudel. C’est la cafet’ associative des étudiants des Beaux-Arts. Autrement dit : ici, tout est permis ! Expos, concerts, projections, soirées et des sandwiches à toute heure à partir de 2 euros. Plus classique et sans doute plus sage aussi : le prestigieux Théâtre national Bordeaux Aquitaine , square Jean Vauthier. On l’appelle aussi le théâtre du port de la Lune, à cause de son emplacement. Ici, on vient pour les créations contemporaines ou les grands classiques revisités. De grands classiques aussi, mais de jazz, tout à côté au Comptoir du jazz, quai de Paludate. A la fois resto, bar et lieu de concerts, les fans de Charlie Parker, Louis Armstrong, Miles Davis… en ont fait leur QG.
Enfin, le quartier des Chartrons a le vent en poupe, le soir. Jusqu’à l’apéro, on flâne du côté de la base sous-marine, aujourd’hui transformée en temple de la culture, avec expos, théâtre et concerts. Ou au Cortex Athletico , la galerie d’art contemporain qui fait courir et accourir le tout-Bordeaux. Puis, on prend le temps à la Dame de Shanghai : ce resto-bar lounge et discothèque flotte sur la Garonne. Et pour cause : ici, nous sommes à bord d’un ancien pétrolier. Et, si l’on préfère garder les pieds sur terre, rendez-vous au Complexe, rue de la Faïencerie. La salle est réputée pour les sons venus d’ailleurs : world, reggae… Mais elle s’ouvre aussi à des expos, des festivals, dans un quartier qui bouge, se rénove et attire une population jeune et branchée.

Bordeaux compte une dizaine de musées. Ils abordent les beaux-arts, l’art contemporain, le design, mais aussi l’histoire naturelle ou encore l’archéologie. Expos permanentes, dont l’accès est gratuit pour tous, et temporaires cohabitent tout au long de l’année. Le tout ponctué d’animations, de conférences, rencontres, concerts… Parmi les principaux musées à découvrir, citons le CAPC (centre d’arts plastiques contemporains), le musée d’art contemporain de la ville. Installé dans le quartier des Chartrons, dans un ancien entrepôt réaménagé par les architectes Denis Valode, Jean Pistre et Andrée Putmann, il fait la part belle aux talents émergents. Avec une collection permanente de 1 300 œuvres de 189 artistes. Quant au BAC, bus de l’art contemporain, il circule chaque premier dimanche du mois et invite à découvrir les expos du moment, des galeries privées et autres lieux alternatifs… le tout commenté par un historien de l’art. Toujours dans le quartier des Chartrons, difficile d’échapper au musée du Vin et du négoce de Bordeaux. Dans trois caves semi-enterrées, objets historiques, documents, panneaux didactiques expliquent et retracent le commerce des vins de Bordeaux. Une bonne entrée en matière avant d’aller visiter des châteaux, des domaines, ou de participer à des dégustations.
A deux pas de l’hôtel de ville, le musée des Arts décoratifs mélange peintures, gravures, sculptures, mais aussi mobilier, céramique, orfèvrerie dans les salons de l’hôtel de Lalande, un bâtiment 18ème entre cour et jardin. N’hésitez pas à grimper jusqu’au dernier étage : là, le musée propose un aperçu du design depuis les années 1970 jusqu’à aujourd’hui. Voisin, le 0556102056 musée des Beaux-Arts compte dans sa collection des œuvres du 16ème au 20ème siècle, signées Van Dick, Rubens, Chardin, Corot, Delacroix ou encore Matisse. Il subit actuellement une vague de rénovations intérieures, mais il rouvre ses portes dès la fin 2013. Du côté de la place de la Bourse, il faut également se laisser tenter par le musée national des Douanes. Il présente un parcours passionnant, de l’antiquité jusqu’à nos jours, consacré à l’organisation et au fonctionnement des douanes. Situé dans le sublime hôtel des Fermes, où l’on fixait autrefois le prix des marchandises, on conte, on raconte l’histoire de la plus vieille administration de France. Pas banal. Enfin, il faut se laisser tenter par le 308, avenue Thiers. Cette ancienne usine électrique, réhabilitée par les architectes Julie Fabre et Mathieu de Marien, abrite aujourd’hui la maison de l’Ordre des architectes, ainsi qu’un espace culturel qui fait la part belle à la production architecturale en Aquitaine.

Les grands rendez-vous :
Janvier:
Bordeaux Rock / www.feppia.org Pendant 4 jours, Bordeaux vit à l’heure du rock avec ce festival qui met en avant de nouveaux talents de la scène locale, dans les principaux clubs de la ville. Des artistes internationaux complètent également l’affiche.
Février :
Jumping international de Bordeaux / www.jumping-bordeaux.com Durant 3 jours, le Parc des expositions de Bordeaux accueille cette compétition internationale de renom. Celle-ci est organisée en parallèle du salon Jumping l’Expo (hall 1), où une centaine d’exposants présentent de nouveaux équipements, différentes disciplines équestres et proposent des initiations pour les enfants.
Mars :
La semaine digitale / citedigitale.bordeaux.fr Chaque année, fin mars, Bordeaux vit à l’heure du digital. Au total, quelque 70 animations, conférences, ateliers ou concerts sont ouverts au grand public et aux professionnels. Une occasion de découvrir la manière dont le numérique entre dans nos vies et dans nos villes.
Avril :
-Itinéraires des photographes-voyageurs / www.itiphoto.com Durant tout le mois d’avril, des dizaines d’expos photo dans une douzaine de lieux emblématiques de la ville, dont le musée d’Aquitaine, la base sous-marine ou encore les grilles du Jardin public. -L’escale du livre / escaledulivre.com Cet événement de 3 jours permet aux Bordelais de mieux connaître la littérature étrangère. Au programme : dédicaces, rencontres, débats, performances, avec des auteurs venus du monde entier.
Mai :
-Week-end des grands amateurs / www.ugcb.net Sous la houlette de l’Union des grands crus de Bordeaux, dégustations, dîner de gala, balades et visites sont organisés durant tout un week-end, dans de nombreux châteaux de la région. -Printemps des ciné-concerts Durant 5 jours, le Centre Jean Vigo associe films muets et musiciens en direct dans des lieux insolites de Bordeaux, tel que la Rock School Barbey ou l’Espace Saint-Rémi.
Juin :
-Fête du fleuve / Fête du vin / www.bordeaux-fete-le-fleuve.com / www.bordeaux-fete-le-vin.com Les années impaires, place à la Fête du fleuve : pendant 10 jours, Bordeaux célèbre son estuaire. Evénements, rencontres et soirées sur les quais. Puis, les années paires, c’est la Fête du vin : rendez-vous durant 4 jours sur l’esplanade des Quinconces. -Vinexpo / www.vinexpo.com Chaque année impaire, le salon Vinexpo s’installe à Bordeaux durant 5 jours. C’est l’un des rendez-vous incontournables des acteurs mondiaux de la filière viti-vinicole. -Les Epicuriales / www.epicuriales.com Les allées de Tourny sont métamorphosées, pendant 2 semaines, en lieu de rencontres festives pour gourmets et gourmands. Au programme : ateliers de cuisine, démonstrations culinaires de chefs étoilés, dégustations… -Cinésites / www.jeanvigo.com Cinésites, c’est 80 projections gratuites de juin à septembre dans des lieux insolites : châteaux, plages, villages… -Chahuts / www.chahuts.net Les arts de la parole ont carte blanche à Bordeaux pendant 4 jours. Spectacles, improvisations, performances, slam, lecture, théâtre… le mélange des gens et des genres fait toute l’originalité de ce festival.
Juillet-août :
-14 juillet : bals, illuminations et feu d’artifice pour la fête nationale. -Quais des sports / quaidessports.blog.bordeaux.fr De mi-juillet à mi-août, une quarantaine d’activités sportives sont proposées aux petits comme aux grands, au Parc des sports Saint-Michel. -Festival des Hauts de Garonne : dédié aux musiques du monde, ce festival annuel mêle concerts gratuits en plein air, dîners-spectacles, ateliers, rencontres, débats à Bassens, Cenon, Floirac et Lormont. -Musiques d’été / www.opera-bordeaux.com Durant 15 jours, œuvres classiques et musique de chambre sont à l’honneur au Grand Théâtre et sur le cours Mably. -Grands crus musicaux / www.grandscrusmusicaux.com Pendant 10 jours, des concerts de musique classique sont programmés dans d’illustres châteaux de la région bordelaise. -Bataille de Castillon / www.batailledecastillon.com Durant l’été, reconstitution historique de la bataille qui mit un terme à la guerre de Cent Ans. Costumes d’époque, 50 cavaliers, 500 acteurs : on en prend plein la vue. -Orgues d’été : jusqu’à la fin août, ce festival accueille des organistes régionaux et internationaux, le temps d’une série de concerts donnés à l’abbatiale Sainte-Croix et à la basilique Saint-Michel.
Septembre :
Marathon du Médoc / www.marathondumedoc.com Chaque année, début septembre, Bordeaux a son marathon. Ici, le vainqueur gagne son poids en bouteilles…
Octobre :
-Fête du vin nouveau et de la brocante Le 4ème week-end d’octobre, rue Notre-Dame, on fête l’arrivée du vin nouveau au milieu de 80 stands d’antiquaires et brocanteurs. -Jazz à la base : la base sous-marine accueille le meilleur du jazz contemporain pendant 3 jours.
Novembre :
Novart / www.novartbordeaux.com Biennale des arts de la scène, le festival Novart fait vibrer, bouger et rêver toute la ville, durant deux semaines.
Décembre :
-Bordeaux Tasting : durant 2 jours, au Palais de la Bourse, présentation d’un panorama de 100 propriétés représentatives de la diversité des terroirs bordelais. -Festival Ritournelles : organisé par l’association Permanences de la littérature, ce festival réunit, pendant une semaine, auteurs contemporains et artistes d’horizons divers pour des collaborations inédites et insolites.

Se faire plaisir à Bordeaux

Le shopping à Bordeaux peut démarrer dans la rue Sainte-Catherine et ses alentours. C’est-à-dire dans le quartier Saint-Pierre. Car toutes les grandes enseignes sont là : de H&M à Etam, en passant par les Galeries LaFayette, Agnès b., Zara, Séphora... A cela s’ajoute quelques curiosités comme la boutique Dock design, quai Richelieu, qui met en valeur luminaires et mobilier de designers. Même scénario dans le showroom Kartell, tout proche. Quant à la boutique Michard Ardillier, rue Sainte-Catherine, ce concept store conjugue chaussures pour hommes et femmes (Repetto, Campers…) avec expos et DJ. A ne pas manquer non plus : Axsum, où les vêtements et chaussures signés Rick Owens, Ann Demeulmeester, Yohji Yamamoto… y sont à l’honneur. Et pour les fans de rock indé, Total Heaven est le meilleur disquaire indépendant de Bordeaux.
Trois centres commerciaux font également la pluie et le beau temps en matière de shopping à Bordeaux : la galerie des Grands hommes, dans le quartier éponyme, qui réunit une vingtaine de boutiques. Le centre commercial Mériadeck, rue du Château d’eau, qui lui compte quelque 90 enseignes. Et le centre commercial Saint-Christoly, avec une trentaine de magasins, dont Monoprix et H&M.
Mais qui dit shopping, dit aussi se laisser tenter par des douceurs sucrées et salées couleur locale. A l’orée du Triangle, rue de la porte Dijeaux, on se précipite chez Baillardran, le roi du canelé, la spécialité bordelaise par excellence. Dans le quartier Saint-Michel, on craque pour Pain Maître, dont le pain cuit au feu de bois croustille juste comme il faut. Près des archives municipales, on cède aux délices du Meilleur ouvrier de France, le pâtissier-chocolatier Yves Thuries. Pour le fromage, c’est Jean d’Alos. Et côté vins, L’Intendant, fait l’unanimité, avec ses 15 000 bouteilles en stock, installées sur un escalier en colimaçon d’une dizaine de mètres de haut. Autre maison de renom : Badie vins, allées de Tourny également. Avec 3 000 crus venus du monde entier et une sélection pointue de whiskys, rhums, portos... Enfin, encore un peu de douceur avec une cure de détente à la Villa Clémenceau: ce spa imaginé telle une bulle de repos, un monde à part, propose une carte de massages anti-stress pour relaxer même les zones les plus nouées du corps. Aromathérapie en prime. Tout aussi chic : le spa du Grand Hôtel, baptisé les Bains de Léa. Griffé Nuxe et aménagé par le décorateur Jacques Garcia, celui-ci offre une vue panoramique sur les toits de Bordeaux. Ludique : la piscine avec nage à contre-courant. Magique : la fontaine à la pluie de fine glace.

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Sortir à Bordeaux

Trouver les meilleurs endroits où déjeuner / dîner !
La rue gourmande de Bordeaux s’appelle la rue porte de la Monnaie, à deux pas de l’église Sainte-Croix, dans le quartier Saint-Michel. Ici, la panoplie des bonnes tables reflètent tout le panel de ce que l’on peut trouver dans la ville : du bar à vin au resto du terroir, en passant par la cantine chic. Ainsi le Bar-cave de la Monnaie est-il le repaire des passionnés de vin. Et ils sont nombreux dans la région… La Tupina propose une cuisine du Sud-Ouest qui a incité un journaliste de l’International Herald Tribune à comparer cette adresse au « meilleur bistrot du monde » ! Quant au Café Tupina, quai Sainte-Croix, son « menu ouvrier » à 14 euros comprend une soupe, une entrée, un plat du jour et un dessert : à défier toute concurrence. A tester aussi : le Kuzina, d’inspiration crétoise, où poissons et légumes monopolisent toute la carte.
Bistrots et restos ne manquent pas non plus du côté des cours du Chapeau Rouge et Victor Hugo : Le Petit Commerce a gardé son zinc d’autrefois pour que les habitués y trinquent accoudés. On y vient aussi pour les poissons : daurades, turbots, bars… c’est selon l’arrivage du matin. Le Bouchon bordelais, resto-cave de copains, où tout le monde se parle sans chichi. Son annexe, la Brasserie bordelaise, mêle cave à vins et carte atypique avec penne au foie gras, carpaccio de canard, fruits de mer d’Arcachon… Pour les fans de design et de déco épurée à l’extrême : le resto japonais Moshi Moshi vaut le détour pour ses sushis et sashimis réalisés selon la tradition. Quant au brunch, c’est 05 56 81 01 00 chez Karl que cela se passe : copieux, succulent, aux beaux jours on le déguste en terrasse, face à la place du Parlement. Ajoutons à cela une pléiade de bars à vins : du Chabrot au Petit Bois, sans oublier le Bô Bar.
Plus classique : cours du 30 juillet, le Café Napoléon III et ses moulures d’époque attirent tous les lève-tôt le temps d’un café et de la lecture de la presse. Le Café Français reste lui aussi une valeur sûre : la bavette aux cèpes de cette brasserie centenaire a encore ses fidèles. Quant au Café des arts, cours Victor Hugo, les banquettes rouges et l’entrecôte aux échalotes font toujours sensation. C’est tout le temps bondé. Bruyant, mais vivant ! Plus bucolique : chez Fernand pour un déjeuner sur les quais ou un dîner dans la salle un brin rétro. Et l’inévitable Petite Gironde avec carte bien inspirée, belle terrasse, vue sur la ville et la Garonne. Enfin, Bordeaux a ses tables étoilées. Citons entre autres le Chapon fin, où Sarah Bernhardt et Toulouse-Lautrec ont eu leurs habitudes. Quant au 7ème Péché, il propose une carte créative, récréative, car réveillée par des saveurs venues d’ailleurs. Cette dynamique gastronomique donne des envies à certains. En 2014, le chef multi-étoilé Joël Robuchon a prévu d’ouvrir un établissement dans la cité du cannelé.

Douceurs bordelaises Bordeaux, ville de mille et une douceurs. Côté sucré, on goûte au cannelé, au bouchon, au macaron de Saint-Emilion, sans oublier les sarments du Médoc. Côté salé, place au cèpe de Gironde, l’incontournable. Puis, on se laisse tenter, sans hésiter, par le chapon de Grignols, l’entrecôte à la bordelaise et le gratton de Lormont.

In vino veritas Bordeaux est une référence mondiale dans le domaine du vin. Si bien que l’oenotourisme est une activité en pleine croissance dans la région bordelaise. L’une des richesses du vignoble local ? Sa variété : 80% de vins rouge (Pomerol, Pauillac..), la région du Médoc, par exemple, ne produit que du rouge, et 20% de blancs (Entre-deux-mers…) ou liquoreux (Sauternes, Cadillac…). A cela s’ajoute quelques rosés, des clairets et autres vins mousseux, comme le Crémant de Bordeaux. Au total, on recense une quarantaine d’appellations différentes, liées à une grande diversité des terroirs. La Gironde est, en outre, le premier département pour la production d’AOC.

Flaner à Bordeaux

Se balader dans Bordeaux, c’est avant tout découvrir une ville classée depuis 2007 au patrimoine mondial de l’Unesco . C’est également côtoyer quelque 350 monuments historiques, un secteur sauvegardé de 150 hectares et passer devant 3 églises (cathédrale Saint-André, basilique Saint-Seurin et basilique Saint-Michel) classées au Patrimoine mondial dans le cadre des chemins de Compostelle. C’est au siècle des Lumières que les intendants Boucher et Tourny détruisent les remparts de la cité médiévale. Ils créent alors de larges avenues et des allées bordées d’arbres. Ils désenclavent les faubourgs et donnent naissance au fameux Triangle de Bordeaux. Tout proche, le long du cours de Verdun, le Jardin public abrite le Muséum d’histoire naturelle, un arboretum et une bibliothèque. Là, de petits ponts enjambent une ravissante rivière, qui serpente au milieu des pelouses verdoyantes de ce jardin à la française de 10 hectares. Des cygnes sont en liberté. Quant aux enfants, ce sont les rois entre le théâtre de marionnettes, les balançoires, le manège à l’ancienne et les aires de jeux.
Flâner dans Bordeaux, c’est aussi emprunter les quais. Longer la Garonne. Avec une halte à la hauteur du port de la Lune, où les immeubles classiques forment une façade minérale de plus de 4 kilomètres. Bordeaux, l’élégante, la fascinante, l’envoûtante. Puis, sur le quai des Chartons, quartier en plein réveil, artisans, créateurs et restaurateurs se sont installés à la place des chais d’autrefois. Ambiance chic et décontractée. On y bavarde. On s’y attarde. Le quartier vibre, s’anime. Même atmosphère rive droite, de l’autre côté du pont de Pierre –le seul de la ville jusqu’en 1965-. Là, les vignes d’antan ont disparu. Aujourd’hui, on bâtit écolo, on plante des arbres sur les berges et les commerces se multiplient. Si bien que longer les quais de la Garonne en fin de journée est devenu un must, surtout aux beaux jours. Une étape incontournable avant l’apéro ou un dîner du côté des hangars, où bistrots et restos ont élu domicile. A pied, à vélo, en rollers, on se croise. On se trouve. On se retrouve.

Comme toute grande ville, Bordeaux attire, fascine, distrait, à condition de pouvoir s’en éloigner de temps en temps. Sans aller très loin, d’ailleurs. En prenant juste un peu de hauteur. Pour cela, direction Bouliac, à 20 minutes de route de la gare Saint-Jean. Surnommé le « balcon de Bordeaux », ce village perché au-dessus de la ville se distingue par son église romane, ses palmiers, ses rues étroites, sa place principale, sa vue panoramique, son hôtel Saint-James, entièrement dessiné par l’architecte Jean Nouvel, son restaurant gastronomique, son école de cuisine, sans oublier la divine cantine qu’est le Café de l’Espérance. Ici, pas de chichi : chaises et tables en bois, tonnelle, chauffée l’hiver, et terrasse. Sur l’ardoise, posée contre le comptoir : viandes rôties, frites maison et une invitation à se laisser tenter par deux buffets. Celui des entrées. Celui des desserts. On se sert comme chez soi. Une belle illustration du savoir recevoir 7 jours sur 7.
Les plus sportifs n’hésitent pas. Partir surfer à 6 heures du matin, seul sur l’océan avec sa planche, c’est magique. De Biscarosse à Carcans, et sur toute la Côte d’Argent (environ une heure de route), les plus motivés n’attendent pas les beaux jours pour s’offrir quelques sensations fortes. Prendre l’air, le vent, les embruns salés. Idéal pour décompresser, couper avec le bureau et le train-train quotidien. On peut aussi se baigner, bronzer, se balader, faire du shopping à Arcachon, au cap Ferret ou encore au Pilat, dont la dune est la plus haute d’Europe (105 mètres). Au retour, si la météo s’y prête, une pause détente chez Alriq sera la bienvenue : dans cette guinguette en bord de Garonne (face au quai des Chartrons), on danse, on rit, on fait ripaille ! Même scénario à la Guinguette du bout de l’île, à Macau.
Et puis, il y a le vin. Les vignes, les caves. Impossible d’y échapper. Toutefois, il existe plusieurs façons d’aborder l’escapade gourmande, en attendant l’ouverture en 2016 de la Cité des civilisations du vin de bordeaux. La façon classique consiste à visiter des châteaux. Comme le château d’Arche, à Sauternes, où l’on peut rester la nuit dans l’une des 9 chambres d’hôtes. Autre domaine : La Louvière, à Léognan, pour goûter aux rouges fins et aux blancs secs aux parfums d’agrumes. Dans la même veine, Saint-Emilion, Fronsac et Pomerol se découvrent notamment au Château de La Rivière ou au domaine Gombaude-Guillot à Pomerol. Quant au Château Haut-Brion, domaine le plus réputé du vignoble des Graves, il se situe sur la commune de Pessac et se visite sur rendez-vous. Un mot de la Maison du Sauternes, la plus réputée des AOC de liquoreux de Bordeaux : celle-ci a élu domicile place de la Mairie, à Sauternes, avec une gamme de produits très vaste. Elle ne propose pas moins de 80 crus, allant du Duc de Sauternes jusqu’au Château d’Yquem. Les prix pratiqués sont les mêmes qu’à la propriété.
Une façon plus ludique de s’initier aux vins : en se rendant à La Winery, à Arsac-en-Médoc. Ce lieu atypique, tout en verre, met en scène le vin. Il casse les codes. Réinvente la dégustation. Concerts, expos, débats, attribution d’un « signe œnologique », tout est fait pour que l’on porte un autre regard sur le vin, pour qu’il ne soit plus le domaine de quelques initiés. Plus pédagogique, Planète Bordeaux, créée à Beychac-et-Caillau par la Maison des bordeaux et bordeaux supérieurs, propose un programme interactif et éducatif pour tout savoir du vin : de la vigne jusqu’au verre. Et puis, plus bucolique, une halte aux Sources de Caudalie, au cœur des vignes du château Smith Haut Lafitte, permet à la fois de s’initier au vin, à la gastronomie et de découvrir la vinothérapie dans le spa de cet hôtel imaginé comme une maison de famille. Le tout à Martillac, aux portes de Bordeaux. Enfin, à une quarantaine de kilomètres, dans le village de Saint-Maixant, on peut visiter le domaine de Malagar. Re-baptisé Centre François Mauriac. C’est ici qu’a vécu l’écrivain. Son œuvre, son quotidien, tout est restitué par des objets personnels, gravures, photos… En été, le parc du domaine s’ouvre à des concerts, au théâtre, à des rencontres, des débats.
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